Régulièrement sur des manifestations, on peut entendre des slogans à coup de « Tout le monde déteste la police » ou « ACAB » (All Cops Are Bastards traduit par Tous les flics sont des batards). Les « braves gens » qui scandent ces mots appartiennent en réalité à la minorité qui « déteste » pour ne pas dire « hait » la police.

En effet, un sondage Ifop de septembre 2024 indique que 71% de la population sondée a un sentiment positif (sympathie/confiance) concernant la Police Française. Seulement 8% a un sentiment d’hostilité à l’égard de cette institution.
Il s’agit donc bien d’une minorité qui déteste la police en France.
C’est cette minorité à laquelle sont souvent confrontés nos forces de l’ordre.
Pas plus tard que sur les manifestations du 1er mai dernier, dans certaines villes, certains groupuscules se sont opposés aux forces de l’ordre en scandant ces mots devenus habituels.
La seule présence des uniformes fait visiblement naître chez eux un sentiment de haine qu’ils ne cachent plus depuis longtemps.
Quelles que soient les injonctions des hommes en bleu, une seule réponse, la désobéissance…
Jets de projectiles, insultes copieuses, et surtout, sorties massives de téléphones et caméras diverses pour immortaliser la scène… Et surtout, pouvoir ensuite se victimiser lorsque la riposte de la police sera lancée. Car forcément, sur tout affrontement physique, il y a des risques de blessures.
Quelle ironie quand on pense que ce sont ces mêmes catégories de personnes qui refusent en général la vidéo surveillance en prétextant que cette dernière nuit au principe de liberté.
Nos policiers sont sur le grill…
Ainsi, les mots « violences policières » ou « bavure » peuvent être dégainés, telles des armes létales contre ceux qui ont juré de protéger.
De plus en plus de policiers sont mis en cause sur des actions de police, face à des individus fortement hostiles, ou refusant d’obtempérer. Cela donne en général des affaires sur médiatisées, avec forcément des pressions médiatiques, politiques ainsi que de la rue.
Comment dans ce contexte, un policier peut-il travailler sereinement ? D’ailleurs qui le pourrait ? Et pourtant, nos policiers travaillent depuis des années maintenant, comme cela.
Les personnes pacifistes, qui obtempèrent aux injonctions de la police ne sont pas blessées. Elles font parties des 71% qui aiment la police.
Une minorité hostile aux forces de l’ordre et souvent violente ne peut pas parler au nom de tous.
Non, tout le monde ne déteste pas la police.
Carlo C.