Procès du Burger King : Le « J’accuse » d’un commandant de terrain face au mutisme de la hiérarchie.
Au 4ème et dernier jour de procès des CRS dans l’affaire dite du Burger King1, deux visions de la police se sont percutées. D’un côté, le Commandant S., CRS, qui se présente dans sa tenue de cérémonie, assumant une culpabilité morale écrasante. De l’autre, le Commissaire R., affecté à la Préfecture de Police à l’époque des faits, silhouette d’une institution qui esquive et s’abrite derrière des procédures aussi floues que l’éclairage d’un restaurant pillé. Ce jour d’audience, une image : celle d’un chef qui refuse de laisser ses hommes seuls dans la tempête judiciaire. À la barre, le Commandant S. a livré un témoignage contre un système qui broie les exécutants et préserve les décideurs. « Aujourd'hui, je ne suis pas à ma place en tant que témoin mais je devrais être prévenu aux côtés de…