Le 30 janvier 2024, dans son discours de politique générale, le Premier Ministre Gabriel ATTAL souhaitait voir expérimenter la Semaine en 4 Jours dans tous les ministères. L’idée était déclinée les jours suivants dans un courrier de Gérald DARMANIN, alors Ministre de l’Intérieur, qui incitait son administration Police à tester le concept dans les services d’investigation. Toutes les planètes étaient alors alignées !

Mais UN1TÉ avait déjà lancé son projet S4J, dès novembre 2023, avec la validation de Frédéric VEAUX, DGPN de l’époque, puis relayé par le DNPJ, Christian SAINTE, dès le début janvier 2024. Le décor étant planté, il ne manquait plus que les acteurs.
Le 13 mai 2024, plusieurs centaines d’enquêtrices et enquêteurs expérimentaient la Semaine en 4 Jours basée sur des projets novateurs estampillés UN1TÉ (4/4/4/2 ou 4/3 fixe).
Les résultats ne se faisaient pas attendre !
Comme dans toutes phases de test, de petits ajustements se mettaient en place au fil de l’eau.
Mais passés ces petits calages propres à la nouveauté, la bouffée d’oxygène tant attendue depuis des années dans les services d’investigation, était là.
Ce nouveau rythme de travail conciliant vie privée et professionnelle rencontrait immédiatement son public, sans pour autant impacter le service dû à nos concitoyens.
Revoir des sourires sur les visages était déjà une première victoire.
Des vents contraires
Toutefois, des postures prises dès le départ, contre le projet, par une majorité de membres des Corps de Commandement, et de Conception et de Direction, faisaient par endroit dysfonctionner à dessein le concept S4J.
Quelles solutions proposèrent-ils ? Le statu quo et les vieux schémas qui ont jusqu’ici conduit la filière judiciaire dans le mur.
Un audit contestable et… non communiqué.
Toute expérimentation nécessite évaluation.
Malgré des engagements pris, l’IGPN ne pratiquait que par sondage et quelques rares déplacements, et étonnamment pas sur les sites où les effets étaient les plus positifs.
Le 10 février dernier, les conclusions nous étaient présentées, en même temps qu’une méthode plus que discutable.
Nous retenions toutefois que nos collègues validaient très majoritairement ces nouveaux rythmes de travail, et que des chiffres peu robustes ne permettaient pas d’estimer leurs effets sur l’efficience des services.
Et malgré cela, interruption brutale de toutes les expérimentations au 31 mars 2025.
Et maintenant ?
Un mois plus tard, le rapport d’audit IGPN, malgré plusieurs demandes, n’a toujours pas été communiqué et rendu public. Seule une synthèse de quelques pages, pour nous en « éviter une lecture fastidieuse » (sic), nous est proposée... Pourquoi ce manque de transparence ?
Pour UN1TÉ, l’expérimentation doit être prolongée.
Cette Semaine en 4 Jours doit trouver sa place sur l’étagère, en intégrant l’APORTT, et en devenant une des pistes d’attractivité d’une filière judiciaire agonisante.
Yann Bastière, Délégué National Investigation UN1TÉ

















