Sous l’impulsion d’UN1TÉ, les principaux syndicats de la Police Nationale seront reçus vendredi prochain par le Ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Dès la nomination de ce dernier, UN1TÉ s’était pourfendu d’un communiqué de presse dans lequel il avait immédiatement sollicité cet entretien, arguant la nécessité d’entamer ou continuer les grands chantiers au sein de l’institution.

À cette occasion, le syndicat à l’origine de ce grand rendez-vous annonce qu’il sera très attentif à l’expression du Ministre et attend de lui trois engagements : « Soutenir la Police et les policiers. Soutenir la Police et les policiers. Soutenir la Police et les policiers ». Une attente en résonance à son discours lors de la cérémonie de passation le 23 septembre dernier dans la cour de Beauvau et durant laquelle il avait répété par trois fois vouloir prioriser le rétablissement de l’ordre dans le pays.
Moyens matériels, humains, juridiques, et clarté sur les missions et leurs priorités.
Lors de cette réunion dans un agenda ministériel serré, UN1TÉ prévoit de remettre un dossier retraçant l’ensemble de ses revendications autour d’axes essentiels : la réforme du C.E.A. avec la revalorisation des grilles indiciaires des Brigadiers-Chefs et des Majors, le déplafonnement de la bonification retraite au-delà du 1/5ème, l’ISSP et l’ISSPATS, le statut des personnels de Police Scientifique, sacraliser un plan de sauvetage de la filière Investigation, ou encore une formation continue à la hauteur…
(galerie de tracts revendicatifs UN1TÉ adressés au Ministre en fin d’article)
De l’importance du dialogue social pour endiguer le phénomène suicidaire dans la police
Face au Ministre, UN1TÉ tiendra à rappeler l’importance du dialogue social, et l’affirme : Dans une institution hyper hiérarchisée, les syndicats de police forment un réseau de soutien et d’alerte. Au regard des risques psychosociaux et du risque suicidaire, ils ne peuvent être écartés des dispositifs dédiés à traiter de ce fléau.
Aucune disposition impactant les agents ne devrait voir le jour sans être partagée par les syndicats de police. Dans le passé, cela aurait évité des fiascos comme le plafond de 10% de mutations, la formation à la qualification OPJ dès l’école de police ou encore la cartographie OPJ…
UN1TÉ rappelle ainsi que les ministres ministrent et les syndicats syndiquent, et que l’intelligence à travailler ensemble est le meilleur gage de réussite et d’efficience pour la Police nationale, et donc pour la sécurité des Français.
Jérôme Moisant














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