Affaire Morandini : Le policier a bien fait son travail

Le 29 janvier dernier, Axel, victime de Jean-Marc Morandini témoignait sur le plateau de BFM TV suite à la condamnation définitive de l’animateur. Durant l’émission, il exposait les faits, dont, son passage dans un commissariat de Police pour y déposer plainte. Il évoquait un refus de plainte orienté vers un dépôt de main courante, sur le prétexte que l’auteur était « une personne trop haute ».

Un des journalistes de BFM n’hésitait pas à juger ce fait de « scandaleux ».

Quelques heures plus tard, sur la même chaîne, Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de policiers UN1TÉ, s’insurgeait de la réaction sans contexte précis, de ce journaliste, servant des pseudos arguments aux anti-flics notoires présents sur les réseaux sociaux. Elle évoquait alors, s’appuyant sur la logique d’un policier de terrain, des éléments ayant certainement conduit le policier ayant accueilli Axel, à prendre une main courante plutôt qu’une plainte.

Actu Police a donc contacté un policier qui officiait à la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) de Paris au moment des faits.

Le policier nous révèle l’existence d’un protocole parisien à cette époque.

Si une victime mineure, ou mineure au moment des faits, se présentait dans un commissariat de police, pour des faits de viol, agression sexuelle, maltraitances ou proxénétisme datant de plus de 6 mois, seule la BPM était habilitée à traiter.
Le commissariat devait donc prendre une main courante qui était transmise à la BPM. En fonction du secteur géographique de la victime, un enquêteur était nommé. Il était alors le seul interlocuteur qui gérait le dossier du début à la fin.
Cette procédure permettait non seulement d’éviter que le dossier ne se balade de service en service, mais surtout, que la victime soit entendue par un fonctionnaire formé à l’audition de mineurs victimes, maitrisant les techniques d’auditions, et étant sensibilisé à la mise en confiance.


Conformément aux explications d’UN1TÉ sur BFM, le policier ayant accueilli Axel a donc parfaitement accompli son rôle, conformément aux instructions.
Le fait que la victime ait évoqué l’«importance » du mis en cause, permet d’imaginer qu’il sous-entendait que le dossier devait être bien traité pour éviter tout vice de procédure, donc, un traitement direct par les professionnels de la BPM.
Contrairement aux propos du journaliste, il n’y a rien de « scandaleux » dans la manière dont a été orienté Axel, d’autant que lui-même le dit, il a « été contacté assez rapidement par la brigade des mineurs qui a effectué un très bon suivi ».


N’en déplaise aux quelques détracteurs de la police, la police fait son travail, la police sauve des vies.

Carlo C.

Vidéo :

Des journalistes dénigrent le travail d'un policier

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