BRI : Un métier passion qui ne paie pas

La réunion du 9 avril avec le ministre de l’Intérieur, accompagné de son directeur de cabinet et de son conseiller police, nous a laissé un goût d’inachevé.

Si Grégory Joron et sa délégation ont porté haut nos revendications concernant la filière judiciaire, aucun engagement n’a été donné pour la création d'une prime BRI*, malgré un dossier solide et légitime.
Aussi, il apparaît malheureusement nécessaire de se faire entendre autrement. Cette situation a assez duré.
Dix ans que les opérateurs et enquêteurs de BRI attendent enfin une reconnaissance juste !
Dix ans qu’UN1TÉ sollicite les plus hautes autorités sur ce dossier !
Dix ans que tous les interlocuteurs consultés, qu’ils soient du domaine public, privé ou politique, estiment que c’est une nécessité légitime !

Ces serviteurs de l’État n'attendent pas une compensation du manque d’une prime de voie publique ou de nuit, ou encore la revalorisation d’une prime OPJ.
Ils attendent LA reconnaissance de leur métier dangereux et exigeant une extrême disponibilité !

Monsieur le Ministre, entendez la base de ce personnel qui a sacrifié sa vie privée pendant plus d'un an sur l'affaire AMRA, ou qui a risqué sa vie à Saint-Étienne-du-Rouvray en… 2016 !
En conséquence, à partir de maintenant, UN1TÉ, prenant ses responsabilités, demande à tout ce personnel hautement qualifié et qui se sacrifie au quotidien pour lutter contre les individus les plus dangereux de notre société, de respecter au sens strict la réglementation sur le temps de travail de la police nationale : l’APORTT.
Respect des temps de repos, des heures supplémentaires, des week-ends, des astreintes ou des conditions de rappel…
Nous avions prévenu…

Denis, Référent national BRI pour UN1TÉ

*BRI : Brigade de Recherche et d'Intervention

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