Refus d’obtempérer, un drame de plus…

Un drame s’est noué à la hauteur de la sortie 42 de l’autoroute A8.
Un gendarme du peloton autoroutier de Mandelieu a perdu la vie alors qu’il était implanté en contrôle routier à Mougins avec son équipage.

Nous pensons ce matin à ses 2 enfants âgés de 12 et 16 ans.

Nous pensons à cette famille endeuillée.

Ce collègue gendarme, cela aurait pu être n’importe lequel d’entre nous.

On trouvera encore des partis politiques adeptes de l’excuse permanente qui défendront ce criminel.

La seule et unique question qui mérite d’être posée est la suivante : que fait-on ? Que fait le législateur ? N’a-t-il pas envie de faire son introspection ?

1 refus d’obtempérer toutes les 20 minutes !

2 ans d’emprisonnement pour peine. 2 années jamais effectuées puisque la prison reste l’exception dans notre pays.

Peut-être que si les peines étaient plus dissuasives, alors les auteurs se poseraient la question à deux fois avant de ne pas répondre favorablement aux injonctions des agents de la force publique.

C’est la seule question à se poser ce matin.

Nos collègues n’en peuvent plus. Ils deviennent des cibles lorsqu’ils effectuent un contrôle routier ou lorsqu’ils tentent d’intercepter un véhicule commettant un refus d’obtempérer, et leur vie peut basculer (perte d’emploi, prison, sanctions financières lourdes…) si, lors d’un refus d’obtempérer, ils prennent une décision contestée par l’autorité judiciaire. Sans parler de la vindicte populaire, les condamnant avant procès, les mettant eux et leur famille en danger.

Comment ne pas comprendre que des collègues hésitent à deux fois, voire traînent les pieds, avant de s’engager sur une mission de ce type ? Surtout lorsqu’on sait qu’en 10 ans, les refus d’obtempérer aggravés ont augmenté de 95%...

L’auteur des faits, qui a pris la fuite après son crime, a été interpellé quelques heures plus tard à Cannes tout près du commissariat de police.

En attendant, 2 enfants vont faire leur rentrée scolaire sans leur père.

Laurent Martin De Frémont

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