mardi, avril 16

Reims : Mobilisation policière contre le mépris du service des retraites de l’État (SRE) à l’égard des agents du Ministère de l’intérieur.

Jeudi 21 mars, une centaine de policiers et personnels administratifs, techniques et scientifiques se sont mobilisés devant l’hôtel de Police de Reims à l’appel du syndicat de police Unité SGP Police de la Marne.

Ce dernier, appuyé par son bureau national, a accompagné des collègues et leurs ayants-droits dans des démarches gracieuses puis contentieuses face au service des retraites de l’État.

(Le SRE a été créé pour mettre en œuvre la gestion administrative et financière du régime des pensions civiles et militaires de retraites, c’est-à-dire de la retraite et de l’invalidité des fonctionnaires civils de l’État et des militaires.)

Cette manifestation répond à la gestion humaine et administrative désastreuse de ce service, le SRE, qui pénalise fortement au moins deux familles de policiers.

◘ Celle d’Arnaud, gardien de la paix au commissariat de Reims, décédé en mars 2021. Atteint du COVID, son décès a été reconnu imputable au service par la commission de réforme ministérielle du 16/02/2022. Ce sera près de trois ans après le décès de son mari, qu’Angélique, sera informée que le service des retraites de l’État rend une décision contraire à l’arrêté ministériel, ne lui octroyant que la moitié de la pension de réversion à laquelle elle doit pouvoir prétendre légitimement. Angélique demeure combative : « J’ai un grand sentiment d’injustice. Heureusement que je suis accompagnée par le syndicat car je n’aurais jamais su me battre et faire toutes ces démarches toute seule ».

◘ Autre famille pénalisée, Celle de Michel, brigadier-chef au commissariat de Reims, qui a pris sa retraite en février dernier. Il a été informé par le même service des retraites de l’État de son refus de prendre en compte son activité professionnelle depuis plus de 6 ans, plus précisément depuis sa réintégration dans l’institution Policière, considérée comme irrégulière alors que validée par le Ministère de l’intérieur… Sa pension a été alors amputée d’un tiers du montant calculé par son service d’emploi, alors même que Michel a bien exercé son activité professionnelle sans faillir et donc cotisé durant cette longue période contestée.

Une administration impuissante et délaissante

La réponse de l’administration s’est résumée à évoquer la possibilité pour les victimes de porter un recours devant le tribunal administratif, démontrant sa réelle incapacité à accompagner ses agents, même lorsqu’ils se retrouvent précarisés et alors même qu’ils ont, tout au long de leur carrière, parfois au détriment de leur vie, servi leur pays et assuré notre sécurité.

Qu’à cela ne tienne… Les victimes aidées par les délégués Unité SGP Police ont donc saisi les tribunaux administratifs pour tenter de faire reconnaître leurs droits.

Ces deux exemples démontrent le manque d’humanité que peut avoir une administration.

Les délégués Unité SGP Police, eux, l’assurent avec conviction  : « Si d’autres collègues sont dans cette situation, nous répondront « présents » pour les défendre. »

Carlo C. & Christian Pous

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